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Analyse bibliométrique : « sick building syndrome ventilation HVAC air filtration remediation intervention building design »
Articles primaires
44
Clusters Leiden
4
Clusters Louvain
4
Noyaux stables
91%
Durée
354.9s
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Leiden vs Louvain — Consensus

111 articles stables (91%) — même cluster dans les 2 algorithmes.
11 articles en zone frontière (9%) — classés différemment, potentiellement interdisciplinaires.

Cluster 0 44 articles
93% stable
# Analyse du Cluster Bibliométrique ## 1. THÈME DU CLUSTER **Qualité de l'air intérieur, ventilation et syndrome du bâtiment malsain : impacts sur la santé, la performance cognitive et stratégies de remédiation dans les environnements bâtis.** ## 2. SYNTHÈSE Ce cluster rassemble des travaux qui explorent les liens entre la qualité de l'air intérieur (QAI), les systèmes de ventilation/HVAC, et leurs conséquences sur la santé et la productivité des occupants. Le constat fondateur est que les individus passent environ 90 % de leur temps dans des environnements intérieurs [1,13], ce qui amplifie l'importance des expositions aux polluants intérieurs. Les polluants intérieurs — composés organiques volatils (COV), CO₂, particules fines, ozone et produits de réactions chimiques secondaires — proviennent de sources multiples incluant les matériaux de construction, les activités humaines et l'infiltration d'air extérieur [4,10,15,16]. Certains polluants réactifs, notamment l'ozone et ses sous-produits, constituent un risque sanitaire sous-estimé, y compris via des purificateurs d'air ionisants [11,28]. La question de savoir si les polluants couramment mesurés sont réellement les plus pertinents pour expliquer les symptômes du SBS a été soulevée dès les années 1990 [26]. Les taux de ventilation insuffisants, particulièrement documentés dans les écoles [2,19] et les bureaux [5,8], sont associés à une augmentation des symptômes du SBS et à une dégradation de la qualité perçue de l'air. Des études interventionnelles contrôlées ont démontré qu'un débit d'air neuf accru améliore significativement la perception de la QAI, réduit les symptômes SBS et augmente la productivité de 6 à 9 % [5,8,9]. L'étude pionnière d'Allen et al. a établi un lien direct entre les concentrations de CO₂, les COV et les scores de fonction cognitive [3]. Les bénéfices économiques potentiels de l'amélioration des environnements intérieurs ont été estimés à plusieurs milliards de dollars annuels pour les États-Unis [6,7]. Les recherches récentes élargissent le spectre d'analyse en intégrant les communautés microbiennes aéroportées influencées par la ventilation [12,24], l'interaction entre confort thermique, humidité et QAI [22,27,30], et les exigences spécifiques des bâtiments verts [21]. Les cadres réglementaires et normatifs font l'objet d'une attention croissante, notamment en Europe [29]. Des revues récentes soulignent que le SBS reste insuffisamment pris en charge malgré les connaissances accumulées [23], et que les défis persistent concernant le déploiement de capteurs en temps réel [25]. ## 3. TEXTES FONDATEURS - **[1] Klepeis et al. (2001)** : Article le plus cité du corpus (4591 citations), il établit quantitativement les profils d'activité et de temps passé en intérieur de la population américaine, fondant la justification épidémiologique de toute recherche sur l'exposition aux polluants intérieurs. - **[5] Wargocki et al. (2000)** et **[8] Wargocki et al. (1999)** : Ces deux études expérimentales contrôlées constituent les preuves fondatrices du lien causal entre débit de ventilation, qualité perçue de l'air, symptômes SBS et productivité en bureaux, avec une méthodologie interventionnelle rigoureuse. - **[6] Fisk (2000)** et **[7] Fisk & Rosenfeld (1997)** : Revues synthétiques pionnières qui ont quantifié les gains économiques potentiels (productivité, santé) associés à l'amélioration des environnements intérieurs, posant le cadre coût-bénéfice de référence pour les décideurs. - **[2] Daisey et al. (2003)** : Revue systématique fondatrice sur la QAI en milieu scolaire, identifiant les taux de ventilation insuffisants et les concentrations élevées de CO₂ comme problèmes récurrents, référence incontournable reprise par toute la littérature ultérieure sur les écoles [19,17]. - **[3] Allen et al. (2015)** : Étude expérimentale contrôlée démontrant l'impact direct de la ventilation et des COV sur les fonctions cognitives supérieures, marquant un tournant en reliant QAI et performance cognitive mesurée objectivement. - **[11] Weschler (2006)** : Revue critique sur l'ozone intérieur et ses produits de réaction, révélant une voie d'exposition largement négligée et ouvrant un champ de recherche sur la chimie intérieure réactive. ## 4. TENDANCES **Phase 1 – Fondations (1997-2004)** : Les travaux pionniers établissent les preuves épidémiologiques et expérimentales du lien ventilation-santé-productivité [1,5,7,8], avec des revues synthétiques sur les écoles [2] et les bureaux [6,9]. La question des polluants réellement pertinents est posée [26]. **Phase 2 – Approfondissement mécanistique (2006-2016)** : L'attention se porte sur la chimie intérieure réactive (ozone, produits secondaires) [11,15,28], les microbiomes des bâtiments comme nouvelle dimension de la QAI [12,24], et les effets cognitifs mesurés objectivement [3]. Les bâtiments verts émergent comme objet d'étude [21]. Le développement de capteurs en temps réel est envisagé [25]. **Phase 3 – Synthèse et élargissement (2017-2023)** : On observe une multiplication de revues intégratives et systématiques [4,10,13,16,17], signalant une phase de consolidation. Les travaux récents intègrent l'interaction multi-factorielle entre confort thermique, humidité et ventilation [22,27,30]. La question réglementaire gagne en importance [29]. Le constat d'un écart persistant entre connaissances scientifiques et pratiques dans les bâtiments scolaires [19] et les bâtiments en général [23] constitue un virage critique vers la mise en œuvre et l'action. **Virage récent notable** : L'après-2020 est marqué par une attention accrue aux environnements scolaires [17,19], à la gestion durable de la QAI [16], et aux interactions climat-santé-bâtiment [18], probablement catalysée par la pandémie de COVID-19 qui a ravivé l'intérêt pour la ventilation et la santé [22]. ## 5. CONTROVERSES ET LACUNES - **Mesure des bons polluants** : Wolkoff et al. [26] ont soulevé dès 1997 que les COV mesurés en routine ne suffisent pas à expliquer les symptômes SBS, les concentrations étant bien inférieures aux valeurs limites. Les produits de réaction (ozone-terpènes, aldéhydes secondaires) pourraient être plus pertinents [11,15], mais leur surveillance systématique reste absente. - **Écart entre normes et pratique** : Malgré des normes de ventilation établies, les taux mesurés dans les écoles restent très en deçà des exigences minimales [2,19]. Ghaffarianhoseini et al. [23] posent explicitement la question de l'insuffisance des efforts déployés contre le SBS. - **Bâtiments verts : promesse vs réalité** : Steinemann et al. [21] questionnent la capacité réelle des bâtiments verts à garantir une bonne QAI, identifiant des lacunes dans les protocoles de certification qui ne mesurent pas systématiquement les polluants intérieurs. - **Purificateurs d'air et effets paradoxaux** : Les purificateurs ionisants et générateurs d'ozone, commercialisés comme bénéfiques, peuvent en réalité dégrader la QAI en produisant de l'ozone à des niveaux préoccupants [28], soulevant un problème de régulation des produits grand public. - **Interactions complexes insuffisamment modélisées** : L'interaction entre température élevée, humidité et QAI reste mal comprise, notamment dans les climats chauds et humides [30,22]. Les effets combinés de multiples paramètres environnementaux sur la santé et la cognition nécessitent des protocoles expérimentaux plus intégratifs [9,3]. - **Lacune en capteurs et monitoring** : Le déploiement de capteurs en temps réel pour la surveillance continue de la QAI dans les bâtiments urbains reste un défi technologique et économique non résolu [25]. - **Hétérogénéité des populations étudiées** : La majorité des études expérimentales portent sur des populations adultes en milieu de bureau [5,8,3], avec un déficit de données interventionnelles robustes pour les populations vulnérables (enfants, personnes âgées, malades chroniques) [17,19].

Bibliographie numérotée (top 30)

[1]
The National Human Activity Pattern Survey (NHAPS): a resource for assessing exposure to environmental pollutants ☆ 🔓 ● consensus
Neil E. Klepeis, William Nelson, Wayne R. Ott, John P. Robinson, Andy M Tsang et al. — Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology (2001) 4591 cit.
[2]
Indoor air quality, ventilation and health symptoms in schools: an analysis of existing information ★ 🔓 ● consensus
Joan M. Daisey, William J. Angell, Michael G. Apte — Indoor Air (2003) 964 cit.
[3]
Associations of Cognitive Function Scores with Carbon Dioxide, Ventilation, and Volatile Organic Compound Exposures in Office Workers: A Controlled Exposure Study of Green and Conventional Office Environments ★ 🔓 ● consensus
Joseph G. Allen, Piers MacNaughton, Usha Satish, Suresh Santanam, Jose Vallarino et al. — Environmental Health Perspectives (2015) 885 cit.
[4]
Indoor Air Pollution, Related Human Diseases, and Recent Trends in the Control and Improvement of Indoor Air Quality ★ 🔓 ● consensus
Vinh Van Tran, Duckshin Park, Young‐Chul Lee — International Journal of Environmental Research and Public Health (2020) 743 cit.
[5]
The Effects of Outdoor Air Supply Rate in an Office on Perceived Air Quality, Sick Building Syndrome (SBS) Symptoms and Productivity ★ 🔓
Pawel Wargocki, David P. Wyon, Jan Sundell, Geo Clausen, Povl Ole Fanger — Indoor Air (2000) 667 cit.
[6]
HEALTH AND PRODUCTIVITY GAINS FROM BETTER INDOOR ENVIRONMENTS AND THEIR RELATIONSHIP WITH BUILDING ENERGY EFFICIENCY ★
William J. Fisk — Annual Review of Energy and the Environment (2000) 551 cit.
[7]
Estimates of Improved Productivity and Health from Better Indoor Environments ★ 🔓 ● consensus
William J. Fisk, Arthur H. Rosenfeld — Indoor Air (1997) 543 cit.
[8]
Perceived Air Quality, Sick Building Syndrome (SBS) Symptoms and Productivity in an Office with Two Different Pollution Loads ★ ● consensus
Pawel Wargocki, David P. Wyon, Yeongseon Baik, Geo Clausen, Povl Ole Fanger — Indoor Air (1999) 493 cit.
[9]
The effects of indoor air quality on performance and productivity ★ ● consensus
David P. Wyon — Indoor Air (2004) 491 cit.
[10]
Indoor Exposure to Selected Air Pollutants in the Home Environment: A Systematic Review ★ 🔓 ● consensus
Sotiris Vardoulakis, Evanthia Giagloglou, Susanne Steinle, Alice Davis, Anne Sleeuwenhoek et al. — International Journal of Environmental Research and Public Health (2020) 472 cit.
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Cluster 1 30 articles
90% stable
# Analyse du Cluster Bibliométrique ## 1. THÈME DU CLUSTER **Qualité de l'air intérieur, ventilation et humidité des bâtiments : impacts sur la santé respiratoire et le syndrome des bâtiments malsains (SBS).** ## 2. SYNTHÈSE Ce cluster réunit des travaux portant sur les liens entre les caractéristiques des environnements intérieurs — ventilation, humidité, moisissures — et leurs conséquences sanitaires, en particulier les symptômes respiratoires, allergiques et le syndrome des bâtiments malsains (SBS). Les êtres humains passant la grande majorité de leur temps à l'intérieur [6], la qualité de l'air intérieur constitue un déterminant majeur de santé publique [7]. Un corpus substantiel démontre que des taux de ventilation insuffisants dans les bâtiments commerciaux et institutionnels sont associés à une augmentation des symptômes de type SBS [3,9,26], caractérisés par des irritations muqueuses, cutanées et des symptômes généraux comme la fatigue et les céphalées [4,12,16]. L'augmentation des débits de ventilation au-delà des normes en vigueur pourrait réduire la prévalence de ces symptômes [5] et améliorer la performance au travail [15,22]. Des facteurs personnels et psychosociaux modulent également la survenue du SBS [24]. La ventilation joue aussi un rôle critique dans la transmission aéroportée d'agents infectieux, comme démontré lors de l'épidémie de SRAS [1], et dans le contexte des infections nosocomiales [25]. L'humidité et les moisissures intérieures constituent un autre axe majeur du cluster : elles sont associées de manière cohérente à des symptômes respiratoires et allergiques chez l'enfant [10,13] comme chez l'adulte [8,19], au développement de l'asthme incident chez l'adulte [18] et l'enfant [20], et à des réponses immunologiques spécifiques [27]. Les revues de synthèse confirment la robustesse de ces associations [2,11,17], même si les mécanismes biologiques précis restent incomplètement élucidés. Des indices semi-quantitatifs d'exposition à l'humidité et aux moisissures se sont révélés prédictifs de symptômes respiratoires [23]. L'impact économique et de santé publique est considérable : les coûts attribuables à l'humidité et aux moisissures sont substantiels [14], et des améliorations de l'environnement intérieur pourraient engendrer des bénéfices économiques majeurs à l'échelle nationale [22]. Le type de système de ventilation dans les écoles influence la perception de la qualité de l'air [28], soulignant l'importance de la conception des bâtiments. Le contrôle des allergènes intérieurs complète cette approche préventive globale [21]. ## 3. TEXTES FONDATEURS - **[3] Seppänen, Fisk & Mendell (1999)** : Revue pionnière établissant quantitativement l'association entre taux de ventilation/concentrations de CO₂ et symptômes sanitaires dans les bâtiments non résidentiels, posant les bases épidémiologiques du domaine. - **[4] Redlich, Sparer & Cullen (1997)** : Article de référence dans *The Lancet* qui a formalisé la définition clinique et les mécanismes du syndrome des bâtiments malsains, servant de cadre conceptuel pour toute la recherche ultérieure. - **[2] Mendell et al. (2011)** : Revue épidémiologique exhaustive démontrant les associations cohérentes entre humidité/moisissures visibles et effets respiratoires et allergiques, tout en soulignant les limites des mesures microbiologiques directes. - **[1] Li et al. (2007)** : Revue systématique multidisciplinaire majeure sur le rôle de la ventilation dans la transmission aéroportée des infections, catalysée par l'épidémie de SRAS, ayant influencé les recommandations de conception des bâtiments. - **[5] Sundell et al. (2010)** : Synthèse multidisciplinaire concluant que l'augmentation des taux de ventilation au-delà des normes existantes réduirait les effets sanitaires négatifs, constituant un appel direct à la révision des standards. - **[8] Platt et al. (1989)** : Étude transversale fondatrice établissant avec une méthodologie rigoureuse (évaluation indépendante du logement et de la santé) le lien entre humidité/moisissures domestiques et symptômes de santé. - **[11] Damp Indoor Spaces and Health (2005)** : Rapport de consensus de l'Institute of Medicine synthétisant les preuves sur l'humidité intérieure et la santé, devenu la référence institutionnelle du domaine. - **[16] Mendell (1993)** : Revue méthodologique pionnière sur les symptômes non spécifiques chez les travailleurs de bureau, posant les bases épidémiologiques critiques pour l'étude du SBS. ## 4. TENDANCES L'évolution chronologique du cluster révèle trois phases distinctes : **Phase initiale (1989-1997)** : Les travaux fondateurs établissent empiriquement les associations entre humidité domestique et santé respiratoire [8,13,19], caractérisent les symptômes non spécifiques en milieu de bureau [16], formalisent le concept de SBS [4], et identifient le rôle des infections nosocomiales aéroportées [25]. **Phase de consolidation (1999-2004)** : Les études quantifient les relations dose-réponse entre ventilation et santé [3,26], documentent les temps d'exposition [6], développent des outils de mesure de l'exposition aux moisissures [23], et produisent des consensus européens sur ventilation et santé [9]. Les premières estimations économiques apparaissent [22]. Le lien entre humidité et asthme incident est établi [18,27]. **Phase de synthèse et d'élargissement (2005-2011)** : Les grandes revues systématiques et rapports institutionnels consolident les preuves [1,2,5,11]. Le champ s'élargit à la transmission infectieuse aéroportée, catalysé par le SRAS [1]. L'impact économique de santé publique est quantifié [14]. La relation ventilation-performance est documentée [15]. Un virage notable s'opère vers des recommandations d'augmentation des taux de ventilation au-delà des normes existantes [5], marquant le passage de la recherche descriptive vers des préconisations interventionnelles concrètes. ## 5. CONTROVERSES ET LACUNES **Mécanismes causaux non élucidés** : Malgré la cohérence des associations épidémiologiques entre humidité/moisissures et effets sanitaires, les agents causaux spécifiques restent non identifiés [2,11]. Les mesures de micro-organismes dans les poussières montrent des associations limitées et parfois contradictoires, incluant des associations tant positives que négatives pour certains agents [2]. **Limites méthodologiques persistantes** : Les méthodes d'échantillonnage de l'air présentent des limitations majeures pour évaluer l'exposition aux moisissures et agents biologiques, empêchant de démontrer clairement les associations exposition-santé [23]. La plupart des études sur humidité et asthme sont transversales et reposent sur des données auto-déclarées d'exposition et de santé [20], introduisant des biais de déclaration potentiels. **Biomarqueurs d'exposition insuffisants** : Les anticorps IgG contre les micro-organismes liés à l'humidité, utilisés comme biomarqueurs potentiels d'exposition fongique, montrent une relation limitée avec l'asthme [27], questionnant leur utilité diagnostique. **Insuffisance des normes de ventilation** : Un décalage persiste entre les preuves scientifiques suggérant des bénéfices sanitaires à des taux de ventilation supérieurs aux standards actuels [5] et les normes effectivement appliquées [3,9], soulevant la question des arbitrages coût-bénéfice. **Lacune sur les études interventionnelles** : Le cluster est dominé par des études observationnelles et des revues. Il manque cruellement d'essais d'intervention rigoureux démontrant qu'une remédiation de l'humidité ou une augmentation de la ventilation produit effectivement une amélioration sanitaire mesurable [2,11,14]. Les preuves directes d'un lien définitif entre ventilation des bâtiments et transmission d'infections aéroportées restent rares [1]. **Interactions entre facteurs** : L'influence des facteurs psychosociaux et personnels sur le SBS [24,16] complique l'attribution causale aux seuls paramètres environnementaux, et l'interaction entre ces dimensions reste insuffisamment étudiée.

Bibliographie numérotée (top 30)

[1]
Role of ventilation in airborne transmission of infectious agents in the built environment ? a multidisciplinary systematic review ★ ● consensus
Yuguo Li, GM Leung, Julian W. Tang, Xiaowei Yang, Christopher Y.H. Chao et al. — Indoor Air (2007) 1049 cit.
[2]
Respiratory and Allergic Health Effects of Dampness, Mold, and Dampness-Related Agents: A Review of the Epidemiologic Evidence ★ 🔓 ● consensus
Mark J. Mendell, Anna G. Mirer, Kerry Cheung, My Tong, Jeroen Douwes — Environmental Health Perspectives (2011) 949 cit.
[3]
Association of Ventilation Rates and CO2 Concentrations with Health andOther Responses in Commercial and Institutional Buildings ★ 🔓 ● consensus
Olli Seppänen, William J. Fisk, Mark J. Mendell — Indoor Air (1999) 852 cit.
[4]
Sick-building syndrome ☆ 🔓 ● consensus
Carrie A. Redlich, Judy Sparer, Mark R. Cullen — The Lancet (1997) 748 cit.
[5]
Ventilation rates and health: multidisciplinary review of the scientific literature ★ ● consensus
Jan Sundell, Hal Levin, William W. Nazaroff, W. S. Cain, William J. Fisk et al. — Indoor Air (2010) 704 cit.
[6]
It's about time: A comparison of Canadian and American time–activity patterns ☆ ● consensus
Judith A. Leech, William Nelson, Richard T. Burnett, Shawn D. Aaron, Mark Raizenne — Journal of Exposure Science & Environmental Epidemiology (2002) 693 cit.
[7]
Indoor Air Quality Handbook ★
John D. Spengler, John F. McCarthy, Jonathan M. Samet — (2000) 568 cit.
[8]
Damp housing, mould growth, and symptomatic health state. 📖 🔓 ● consensus
Stephen Platt, Cosette Martin, Sonja M. Hunt, Christopher W. Lewis — BMJ (1989) 458 cit.
[9]
Ventilation and health in non-industrial indoor environments: report from a European Multidisciplinary Scientific Consensus Meeting (EUROVEN) ★ ● consensus
Pawel Wargocki, Jan Sundell, W. Bischof, Geoffrey Brundrett, Povl Ole Fanger et al. — Indoor Air (2002) 409 cit.
[10]
Respiratory Health Effects of Home Dampness and Molds among Canadian Children ★ ● consensus
Robert Dales, Harry Zwanenburg, Richard T. Burnett, Claire A. Franklin — American Journal of Epidemiology (1991) 388 cit.
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Cluster 2 26 articles
96% stable
# Analyse du Cluster : Contamination Fongique des Bâtiments, Exposition aux Bioaérosols et Effets Sanitaires --- ## 1. THÈME DU CLUSTER **Caractérisation de la contamination fongique aéroportée dans les environnements intérieurs, ses déterminants liés au bâtiment (humidité, systèmes HVAC, matériaux), et ses conséquences sur la santé respiratoire et systémique des occupants.** --- ## 2. SYNTHÈSE Ce cluster réunit des travaux portant sur l'écologie fongique intérieure, les mécanismes d'exposition aux bioaérosols et les interventions de remédiation. L'étude fondatrice de Shelton et al. a établi des profils de référence des champignons aéroportés à partir de plus de 12 000 échantillons provenant de 1 717 bâtiments américains, démontrant la variabilité géographique et saisonnière des concentrations fongiques intérieures et extérieures [1]. Les dégâts des eaux et l'humidité dans les bâtiments constituent le facteur déterminant principal de la prolifération fongique, avec une colonisation documentée par *Stachybotrys chartarum*, *Penicillium* et *Aspergillus* sur les matériaux de construction endommagés [4,7]. Une corrélation directe entre la prévalence de certains genres fongiques (*Penicillium*, *Stachybotrys*) et le syndrome des bâtiments malsains a été mise en évidence [3]. Sur le plan sanitaire, l'exposition aux moisissures intérieures est associée à l'asthme, l'atopie et les symptômes respiratoires chez l'enfant [2,24], ainsi qu'à des pathologies pulmonaires allergiques chez les occupants adultes de bâtiments contaminés [8,15]. Les revues systématiques ont consolidé les preuves reliant les micro-organismes intérieurs aux irritations respiratoires, infections, alvéolites et syndrome toxique des poussières organiques [5,9]. Les mécanismes immunologiques impliquent notamment le (1→3)-β-D-glucane et les endotoxines comme modulateurs de la réponse immunitaire [11,18], tandis que les mycotoxines trichotécènes ont été associées à des effets neurotoxiques et systémiques documentés chez l'humain [22,23]. Concernant les systèmes HVAC, leur rôle est double : ils modifient la distribution des spores entre l'extérieur et l'intérieur [19] et la climatisation peut réduire la contamination fongique hospitalière [13]. L'irradiation UV germicide dans les unités de traitement d'air s'est avérée efficace pour réduire significativement les niveaux fongiques [17]. D'autres approches de remédiation incluent le dioxyde de chlore gazeux [21] et les peintures antimicrobiennes contre *S. chartarum* sur les plaques de plâtre [26]. L'interprétation des données d'échantillonnage reste méthodologiquement complexe, avec des limites identifiées dans l'utilisation des corrélations de rang de Spearman [25]. --- ## 3. TEXTES FONDATEURS - **[1]** — Référence incontournable (664 citations) ayant établi la plus grande base de données de profils fongiques aéroportés aux États-Unis, servant de référentiel pour la comparaison intérieur/extérieur dans les investigations de qualité de l'air. - **[4]** — Article pionnier démontrant la co-colonisation bactérienne et fongique des matériaux de construction endommagés par l'eau, avec quantification des toxines microbiennes et de la cytotoxicité, fondant l'approche toxicologique de la contamination des bâtiments. - **[5]** — Revue de synthèse majeure (284 citations) structurant les connaissances sur le spectre complet des effets sanitaires des micro-organismes intérieurs, de l'irritation respiratoire à la bronchite chronique. - **[3]** — Étude clé établissant le lien quantitatif entre genres fongiques spécifiques et le syndrome des bâtiments malsains, reliant directement mycologie et pathologie occupationnelle. - **[2]** — Étude épidémiologique importante démontrant que l'exposition à certains genres fongiques spécifiques, plutôt que les concentrations totales de spores, prédit les problèmes respiratoires chez l'enfant, orientant les stratégies de mesure. - **[6]** — Publication précoce (1992, 239 citations) de Miller posant les bases conceptuelles de la problématique des champignons comme contaminants de l'air intérieur, influençant toute la recherche ultérieure. - **[8]** — Cas documenté d'une épidémie de maladie pulmonaire liée à *S. chartarum* et *A. versicolor* dans un bâtiment public, illustrant l'échec des interventions multiples et la gravité clinique potentielle. - **[17]** — Étude de terrain démontrant l'efficacité des UV germicides dans les unités de traitement d'air, constituant une preuve de concept importante pour les interventions de remédiation en HVAC. --- ## 4. TENDANCES Le cluster s'étend sur près de deux décennies (1992–2010) et montre une évolution thématique claire. Les travaux fondateurs des années 1990 se concentrent sur la **caractérisation descriptive** de la contamination fongique intérieure et ses déterminants (humidité, matériaux) [6,12,4,5]. La fin des années 1990 marque un tournant vers les **associations épidémiologiques** entre exposition fongique et santé, notamment le syndrome des bâtiments malsains [3,8] et les pathologies respiratoires pédiatriques [2,24]. À partir de 2000-2003, les recherches se diversifient vers la **caractérisation multifactorielle** de la qualité environnementale intérieure [10], les mécanismes immunologiques impliquant le β-glucane [11,18], et le rôle des systèmes HVAC comme vecteurs ou filtres de contamination [19,13,17]. L'influence du type de structure (bois vs. béton) et des dégâts d'humidité sur la qualité microbienne est aussi explorée dans les bâtiments scolaires [20]. Le virage le plus récent (2007-2010) s'oriente vers des **technologies de remédiation innovantes** (dioxyde de chlore gazeux [21], peintures antimicrobiennes [26]) et vers la compréhension des mécanismes **toxicologiques cellulaires** des mycotoxines, notamment la neurotoxicité modélisée in vitro [22]. Ce virage traduit un passage d'une approche observationnelle à une approche interventionnelle et mécanistique. --- ## 5. CONTROVERSES ET LACUNES **Interprétation des données d'échantillonnage** : Garrett et al. montrent que les concentrations totales de spores viables ne sont pas associées significativement aux problèmes de santé, contrairement à l'exposition à des genres spécifiques [2]. Cette dissociation soulève la question des indicateurs pertinents, d'autant que Spicer et Gangloff ont démontré les limites statistiques de la corrélation de rang de Spearman appliquée aux données de bioaérosols, remettant en cause les méthodes d'interprétation recommandées [25]. **Causalité vs. association** : Si la corrélation entre certains champignons et le syndrome des bâtiments malsains est documentée [3], le lien causal reste difficile à établir formellement, en raison de la co-exposition à de multiples agents (bactéries, endotoxines, β-glucanes, mycotoxines) [4,11,18]. La revue de Fung et Hughson souligne la persistance d'incertitudes sur les seuils d'exposition pathogènes [9]. **Mycotoxicose humaine** : Les preuves de mycotoxicose trichotécène documentées par Croft et al. dans l'urine de patients exposés [23] et les modèles cellulaires de neurotoxicité [22] restent controversés dans la communauté scientifique, en l'absence d'études épidémiologiques à grande échelle confirmant ces mécanismes in vivo. **Efficacité des remédiations** : Bien que les UV germicides [17], le ClO₂ gazeux [21] et les peintures antimicrobiennes [26] montrent des résultats prometteurs, les études de terrain à long terme évaluant l'impact sanitaire réel de ces interventions sur les occupants font défaut. L'échec des interventions multiples rapporté dans le cas du tribunal [8] illustre la difficulté de la remédiation en conditions réelles. **Lacune majeure** : L'absence de seuils d'exposition consensuels pour les différents genres fongiques intérieurs, applicable à la réglementation, demeure un obstacle fondamental identifié par plusieurs auteurs [1,5,9,10].

Bibliographie numérotée (top 26)

[1]
Profiles of Airborne Fungi in Buildings and Outdoor Environments in the United States ★ 🔓 ● consensus
Brian G. Shelton, Kimberly H. Kirkland, W. Dana Flanders, George K. Morris — Applied and Environmental Microbiology (2002) 664 cit.
[2]
Indoor airborne fungal spores, house dampness and associations with environmental factors and respiratory health in children ★ ● consensus
Garrett, Rayment, Hooper, Michael J. Abramson, Hooper — Clinical & Experimental Allergy (1998) 410 cit.
[3]
Correlation between the prevalence of certain fungi and sick building syndrome. ★ 🔓 ● consensus
Jessica Cooley, Wing C. Wong, Cynthia Jumper, David C. Straus — Occupational and Environmental Medicine (1998) 325 cit.
[4]
Bacteria, molds, and toxins in water-damaged building materials ★ 🔓 ● consensus
Maria A. Andersson, Marjo Nikulin, Urmas Kõljalg, M C Andersson, Frederick A. Rainey et al. — Applied and Environmental Microbiology (1997) 300 cit.
[5]
Health effects of indoor-air microorganisms 📖 🔓
Tuula Husman — Scandinavian Journal of Work Environment & Health (1996) 284 cit.
[6]
Fungi as contaminants in indoor air ☆ ● consensus
J. David Miller — Atmospheric Environment Part A General Topics (1992) 239 cit.
[7]
Microfungal contamination of damp buildings--examples of risk constructions and risk materials. ★ 🔓 ● consensus
S. Gravesen, P A Nielsen, R. Iversen, Kristian Fog Nielsen — Environmental Health Perspectives (1999) 229 cit.
[8]
Building-Associated Pulmonary Disease From Exposure toStachybotrys chartarum and Aspergillus versicolor ★ ● consensus
Michael J. Hodgson, Philip R. Morey, Wing-Yan Leung, Lisa A. Morrow, David E. Miller et al. — Journal of Occupational and Environmental Medicine (1998) 228 cit.
[9]
Health Effects of Indoor Fungal Bioaerosol Exposure ★ ● consensus
Frederick Fung, William G. Hughson — Applied Occupational and Environmental Hygiene (2003) 177 cit.
[10]
Indoor Environmental Quality in Six Commercial Office Buildings in the Midwest United States ★ ● consensus
Stephen J. Reynolds, Donald W. Black, Sofia Borín, G. Breuer, Leon F. Burmeister et al. — Applied Occupational and Environmental Hygiene (2001) 131 cit.
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Cluster 3 22 articles
82% stable
# Analyse du Cluster Bibliométrique ## 1. THÈME DU CLUSTER **Contamination fongique des environnements intérieurs : taxonomie, exposition, effets sanitaires et stratégies de remédiation de la qualité de l'air.** ## 2. SYNTHÈSE Ce cluster réunit des travaux portant sur la présence des champignons dans les bâtiments, leurs impacts sur la santé humaine et les stratégies d'ingénierie pour assainir l'air intérieur. Le socle taxonomique est posé par la révision exhaustive du genre *Cladosporium*, l'un des champignons aéroportés les plus ubiquitaires dans les environnements bâtis [1], ainsi que par les avancées en classification moléculaire et morphologique des champignons environnementaux [3]. Les sources de microorganismes dans les bâtiments sont multiples — occupants, surfaces, systèmes HVAC, air extérieur — comme le synthétise Prussin et Marr [2]. Les champignons colonisent les matériaux de construction en présence d'humidité, et leur aérosolisation libère des spores, fragments et mycotoxines dans l'air intérieur [19,20]. Les mycotoxines constituent des contaminants particulièrement nocifs [10], et la contamination fongique est identifiée comme un contributeur majeur au syndrome des bâtiments malsains (SBS) [17]. Les bioaérosols fongiques sont associés à des réactions inflammatoires et allergiques chez les occupants [18], à un risque accru de rhinite en cas de moisissures et d'humidité intérieures [8], à des pneumopathies d'hypersensibilité chez les sujets prédisposés [13], et plus globalement à des effets respiratoires et allergiques variés [5]. Le rôle des champignons comme bioindicateurs de la qualité de l'air reste débattu [11], tandis que les relevés aéromycologiques en milieux contrastés — urbains [22] ou extrêmes comme l'Antarctique [21] — documentent la diversité des communautés fongiques aéroportées. Sur le plan de la remédiation, les technologies de purification incluent l'irradiation UV germicide en partie haute des locaux et les purificateurs d'air portables, efficaces contre bactéries et spores fongiques [14]. Une revue élargie des stratégies de réduction de la transmission aérienne confirme l'intérêt combiné de la ventilation, de la filtration et de la désinfection UV [16]. Bolashikov et Melikov présentent un panorama des méthodes de protection des occupants contre les pathogènes aéroportés [9]. La biofiltration botanique offre une approche complémentaire pour les polluants gazeux [12]. L'intégration de capteurs dans les bâtiments intelligents permet un contrôle dynamique de la qualité de l'air [6], et un appel collectif dans *Science* plaide pour un changement de paradigme dans la conception des systèmes de ventilation [4]. Les conditions d'humidité et de moisissures restent un déterminant central de l'exposition [7,15]. ## 3. TEXTES FONDATEURS - **[1]** Bensch et al. (2012) : Monographie de référence sur *Cladosporium*, genre fongique dominant dans l'air intérieur, fournissant le cadre taxonomique indispensable à toute étude aéromycologique. - **[2]** Prussin & Marr (2015) : Synthèse incontournable sur les sources de microorganismes aéroportés dans l'environnement bâti, reliant microbiologie, ingénierie et santé publique. - **[7]** Nevalainen et al. (2014) : Revue de référence sur l'écologie fongique intérieure, les déterminants d'exposition et le lien avec l'humidité des bâtiments. - **[4]** Morawska et al. (2021) : Article de position dans *Science* appelant à un changement de paradigme dans la ventilation des bâtiments, catalysé par la pandémie de COVID-19. - **[9]** Bolashikov & Melikov (2008) : Revue pionnière et exhaustive des méthodes d'ingénierie pour protéger les occupants contre les pathogènes aéroportés (filtration, UV, ventilation personnalisée). - **[10]** Jarvis & Miller (2004) : Article fondateur identifiant les mycotoxines comme contaminants spécifiques de l'air intérieur, ouvrant le champ toxicologique au-delà de l'allergologie. - **[17]** Li & Yang (2004) : Travail séminale établissant explicitement la contamination fongique comme contributeur majeur au SBS, reliant mycologie et santé occupationnelle. - **[8]** Jaakkola et al. (2013) : Méta-analyse quantifiant rigoureusement l'association entre humidité/moisissures intérieures et rhinite, consolidant les preuves épidémiologiques. ## 4. TENDANCES **Phase 1 — Identification du problème (2000-2006)** : Les premiers travaux établissent les liens entre contamination fongique, mycotoxines et SBS [10,17], documentent les effets des bioaérosols [18], soulignent la complexité des réponses humaines à l'humidité [15], et conduisent les premières études aéromycologiques [22]. **Phase 2 — Consolidation des connaissances (2008-2015)** : Les revues systématiques consolident les preuves épidémiologiques [8], les cadres taxonomiques sont affinés [1,3], l'écologie fongique intérieure est mieux caractérisée [7,11], et les technologies de remédiation sont évaluées [9,14]. Les sources de bioaérosols sont cartographiées [2] et la biofiltration botanique émerge [12]. **Phase 3 — Virage post-COVID et approche intégrée (2018-2023)** : Un tournant majeur s'opère avec la pandémie, propulsant la qualité de l'air intérieur au rang de priorité de santé publique. Le plaidoyer pour repenser la ventilation des bâtiments marque ce virage [4]. Les bâtiments intelligents avec contrôle automatisé de la qualité de l'air deviennent un horizon concret [6]. Les revues récentes intègrent les stratégies combinées (ventilation, filtration, UV, masques) dans une approche holistique [16]. Parallèlement, les mécanismes d'aérosolisation fongique [19] et la chaîne contamination-exposition-risque sanitaire [20] sont approfondis, et la pneumopathie d'hypersensibilité bénéficie de nouvelles recommandations diagnostiques [13]. ## 5. CONTROVERSES ET LACUNES **Causalité non résolue** : Malgré les associations épidémiologiques robustes entre humidité/moisissures et symptômes respiratoires [8], les liens causaux entre agents fongiques spécifiques et réponses sanitaires restent mal compris [15,18]. La contribution relative des spores, fragments cellulaires, mycotoxines et composés organiques volatils microbiens (mCOV) demeure incertaine [10,20]. **Limites des bioindicateurs fongiques** : L'utilisation des champignons intérieurs comme bioindicateurs fiables de la qualité de l'air reste une question ouverte, en raison de la variabilité des méthodes d'échantillonnage et de la complexité écologique [11]. **Quantification de l'exposition** : La caractérisation précise de l'aérosolisation des spores depuis les matériaux contaminés est encore insuffisante pour établir des relations dose-réponse fiables [19,20]. Les méthodes moléculaires progressent mais ne sont pas encore standardisées pour l'environnement intérieur [3]. **Efficacité comparée des remédiations** : Si les technologies individuelles (UV, filtration, ventilation) ont montré leur efficacité [9,14,16], les données manquent sur leur performance combinée en conditions réelles et sur leur rapport coût-efficacité, particulièrement pour les champignons par rapport aux virus et bactéries [4,16]. La biofiltration botanique reste à un stade exploratoire avec peu de validation à grande échelle [12]. **Fossé entre recommandations et mise en œuvre** : L'appel à un changement de paradigme en ventilation [4] et l'ambition des bâtiments intelligents [6] se heurtent à des obstacles économiques, réglementaires et de rétrofit du parc immobilier existant, un écart insuffisamment documenté dans la littérature.

Bibliographie numérotée (top 22)

[1]
The genus Cladosporium ★ 🔓 ● consensus
Konstanze Bensch, Uwe Braun, J.Z. Groenewald, P.W. Crous — Studies in Mycology (2012) 717 cit.
[2]
Sources of airborne microorganisms in the built environment 📖 🔓 ● consensus
Aaron J. Prussin, Linsey C. Marr — Microbiome (2015) 440 cit.
[3]
Progress in molecular and morphological taxon discovery in Fungi and options for formal classification of environmental sequences ☆ ● consensus
David S. Hibbett, Anders Öhman, Dylan Glotzer, Mitchell Nuhn, Paul M. Kirk et al. — Fungal Biology Reviews (2011) 353 cit.
[4]
A paradigm shift to combat indoor respiratory infection 📖 🔓 ● consensus
Lídia Morawska, Joseph G. Allen, William P. Bahnfleth, Philomena M. Bluyssen, Atze Boerstra et al. — Science (2021) 303 cit.
[5]
Exposure and Health Effects of Fungi on Humans ☆ 🔓 ● consensus
Sachin N. Baxi, Jay M. Portnoy, Désirée Larenas‐Linnemann, Wanda Phipatanakul, Charles S. Barnes et al. — The Journal of Allergy and Clinical Immunology In Practice (2016) 252 cit.
[6]
Smart homes and the control of indoor air quality ★ 🔓 ● consensus
Alexandra Schieweck, Erik Uhde, Tunga Salthammer, Lea C. Salthammer, Lídia Morawska et al. — Renewable and Sustainable Energy Reviews (2018) 245 cit.
[7]
Indoor fungi: companions and contaminants ★ ● consensus
Aino Nevalainen, Martin Täubel, Anne Hyvärinen — Indoor Air (2014) 225 cit.
[8]
Association of indoor dampness and molds with rhinitis risk: A systematic review and meta-analysis ☆ 🔓 ● consensus
Maritta S. Jaakkola, Reginald Quansah, Timo T. Hugg, Sirpa A.M. Heikkinen, Jouni J. K. Jaakkola — Journal of Allergy and Clinical Immunology (2013) 216 cit.
[9]
Methods for air cleaning and protection of building occupants from airborne pathogens ☆ 🔓
Zhecho Dimitrov Bolashikov, Arsen Krikor Melikov — Building and Environment (2008) 216 cit.
[10]
Mycotoxins as harmful indoor air contaminants ☆
Bruce B. Jarvis, J. David Miller — Applied Microbiology and Biotechnology (2004) 206 cit.
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COUPLAGE BIBLIOGRAPHIQUE

Fronts de recherche

30 articles · 4 fronts · 39 connexions

Co-citation → écoles de pensée (fondations). Couplage biblio → fronts de recherche (ce qui s'écrit maintenant).

Front 1 8 articles
**Qualité de l'air intérieur et interventions technologiques avancées** Ce front de recherche adopte des approches méthodologiques diversifiées combinant études expérimentales contrôlées, évaluations in-situ dans des bâtiments réels, et essais cliniques randomisés. Les chercheurs privilégient une approche systémique intégrant ingénierie environnementale, nanotechnologies et sciences de la santé publique. Les résultats récents révèlent l'efficacité prometteuse des nanomatériaux photocatalytiques au TiO₂ pour la purification de l'air intérieur, ainsi que des systèmes hybrides combinant filtration portable et désinfection UV dans les environnements éducatifs. Les études démontrent également le potentiel des solutions bio-inspirées (végétation d'intérieur) pour stabiliser les microclimats, particulièrement dans les climats arides. L'accent est mis sur des interventions mesurables dans des contextes vulnérables (écoles, jeunes enfants). Ce front se distingue par son passage des diagnostics de qualité d'air vers des solutions technologiques concrètes et leur validation rigoureuse. Il intègre explicitement les enjeux d'équité sanitaire et adopte une perspective d'ingénierie systémique, dépassant les approches traditionnelles en silos pour proposer des cadres intégrés de résilience environnementale des bâtiments.

Articles principaux

[1]
Beyond the outdoors: indoor air quality guidelines and standards – challenges, inequalities, and the path forward ★ 🔓
Azhar Siddique, Maryam Y. M. Al-Shamlan, Hamad Eid Al-Romaihi, Haider A. Khwaja — Reviews on Environmental Health (2023) 17 cit.
[2]
Nanomaterials in Photocatalysis: An In-Depth Analysis of Their Role in Enhancing Indoor Air Quality ★ 🔓
Enrico Greco, Alessia De Spirt, Alessandro Miani, Prisco Piscitelli, Rita Trombin et al. — Applied Sciences (2025) 14 cit.
[3]
Comprehensive Assessment and Mitigation of Indoor Air Quality in a Commercial Retail Building in Saudi Arabia ★ 🔓
Wael S. Al-Rashed, Abderrahim Lakhouit — Sustainability (2025) 1 cit.
[4]
Assessing the feasibility of TiO₂ photocatalytic coatings to improve indoor air quality in interactive scaled lecture hall models 🔓
Sherif Mohamed Sabry Elattar, Amr Abbas Saleh Gebriel, Ibrahim Dosoki Abdullah — Journal of Engineering and Applied Science (2026) 0 cit.
[5]
A Systems Engineering Framework for Resilient, Sustainable, and Healthy School Classroom Indoor Climate for Young Children: A Narrative Review ★ 🔓
A. K. Mishra — Architecture (2026) 0 cit.
[6]
Enhancing Indoor Environmental Quality in Hot and Arid Climates: Experimental Evaluation of Plant-Based Air Purification and Microclimate Stabilization in Riyadh ★ 🔓
Chuloh Jung — Water Air & Soil Pollution (2026) 0 cit.
[7]
OK-AIR study protocol: a longitudinal cluster-randomised 2×2 factorial trial of portable air purification and upper-room UVGI on sick-related absences, indoor air quality, environmental pathogens and social-emotional development in early care and education classrooms (birth–5 years) ★ 🔓
Changjie Cai, Diane Marie Horm, Barbara J. Fuhrman, Craig K. Van Pay, Mingze Zhu et al. — (2026) 0 cit.
[8]
Factors Influencing the Health-Promoting Impact of Buildings ★ 🔓
Monika Siewczyńska, Katarzyna Rzeszut, Marlena Kucz — Sustainability (2025) 0 cit.
Front 2 8 articles
**Remédiation environnementale intérieure post-contamination microbienne** Ce front de recherche privilégie des approches méthodologiques hybrides combinant échantillonnage microbiologique, analyses statistiques de bioaérosols et évaluations épidémiologiques des symptômes occupationnels. Les études intègrent des mesures environnementales quantitatives (spores fongiques, qualité d'air) avec des enquêtes perceptuelles sur les symptômes du syndrome des bâtiments malsains, particulièrement en milieux hospitaliers et scolaires. Les résultats récents révèlent l'efficacité des systèmes HVAC assistés par déshumidification pour contrôler la contamination fongique, tout en documentant des corrélations saisonnières entre types de systèmes de ventilation et concentrations de bioaérosols. Les recherches émergentes sur la remédiation post-incendies de forêt élargissent le spectre des contaminants traités au-delà des seuls agents microbiens traditionnels. Ce qui distingue fondamentalement ce front est son orientation pragmatique vers l'intervention corrective plutôt que préventive, avec un focus spécifique sur les environnements à haute vulnérabilité (hôpitaux, écoles). L'approche multidisciplinaire intègre ingénierie des systèmes HVAC, microbiologie environnementale et santé occupationnelle pour développer des stratégies de remédiation ciblées et mesurables.

Articles principaux

[1]
Fungal pollution of indoor environments and its management ★ 🔓
A. A. Khan, Sankunny Mohan Karuppayil — Saudi Journal of Biological Sciences (2012) 282 cit.
[2]
Health and productivity gains from better indoor environments and their implications for the U.S. Department of Energy ★ 🔓
William J. Fisk — University of North Texas Digital Library (University of North Texas) (2000) 37 cit.
[3]
Indoor air problems in Finnish hospitals : from the occupational health perspective ★ 🔓
Ulla-Maija Hellgren — Työväentutkimus Vuosikirja (2012) 8 cit.
[4]
Remediation of indoor environments impacted by wildfire smoke: A review of available information and research needs 🔓
Hugo Destaillats, Wanyu R. Chan — Indoor Environments (2025) 4 cit.
[5]
Improving the Quality of the Indoor Environment Utilizing Desiccant-Assisted Heating, Ventilating, and Air Conditioning Systems ★ 🔓
David C. Straus, Michael D. Larrañaga, Enusha Karunasena, Hight D.W., Mario G. Beruvides — InTech eBooks (2011) 4 cit.
[6]
Statistical Considerations for Bioaerosol Health-Risk Exposure Analysis ★ 🔓
Michael D. Larrañaga, Enusha Karunasena, H. W. Holder, Eric D. Althouse, David C. Straus — InTech eBooks (2011) 2 cit.
[7]
Detection, assessment and eva luation of mould in buildings in relation to indoor environment and effects on human health ★ 🔓
Jonas Holme — BIBSYS Brage (BIBSYS (Norway)) (2006) 1 cit.
[8]
Evaluation of Indoor Air Quality Parameters and Airborne Fungal Spore Concentrations by Season and Type of HVAC System in a School Building 🔓
Jeffrey D. McLeod — OhioLink ETD Center (Ohio Library and Information Network) (2008) 0 cit.
Front 3 5 articles
**Phytoremédiation et Matériaux Écologiques pour l'Air Intérieur** Ce front de recherche combine approches expérimentales contrôlées, études perceptuelles qualitatives et analyses environnementales multi-échelles. Les méthodologies dominantes incluent des tests en chambres climatiques pour évaluer l'efficacité des plantes dépolluantes, des caractérisations physico-chimiques de matériaux poreux, et des enquêtes perceptuelles auprès d'occupants (notamment enseignants). Les résultats récents révèlent le potentiel significatif de la phytoremédiation pour réduire les polluants intérieurs post-COVID, particulièrement pertinent alors que nous passons 80-90% de notre temps en intérieur. Les recherches sur l'ozone et les matériaux poreux montrent des interactions complexes surface-polluant dans les bâtiments verts. L'industrie de la construction émerge comme contributeur majeur à la pollution de l'air intérieur, nécessitant des solutions intégrées. Ce front se distingue par son approche holistique combinant solutions biologique (plantes), matériaux innovants, et dimension humaine/perceptuelle. Il transcende les frontières disciplinaires traditionnelles en intégrant écologie humaine, sciences des matériaux et santé publique, proposant des alternatives low-tech aux systèmes HVAC conventionnels tout en considérant l'expérience subjective des occupants.

Articles principaux

[1]
Challenges of a Healthy Built Environment: Air Pollution in Construction Industry ★ 🔓
Antonija Ana Wieser, Marco Scherz, Alexander Passer, Helmuth Kreiner — Sustainability (2021) 70 cit.
[2]
Phytoremediation potential of indoor plants in reducing air pollutants ★ 🔓
Khaiwal Ravindra, Suman Mor — Frontiers in Sustainable Cities (2022) 28 cit.
[3]
Human Ecology Review, Volume 24 Number 2, 2018 ★ 🔓
Dyball, Robert — Human Ecology Review (2018) 3 cit.
[4]
Ozone transport to and removal in porous materials with applications for low-energy indoor air purification ★ 🔓
Elliott T. Gall — Texas ScholarWorks (Texas Digital Library) (2013) 2 cit.
[5]
Toxic schools? Teacher perceptions of indoor air quality and negative place attachment ★ 🔓
Dawn Marie Loraas — (2022) 1 cit.
Front 4 3 articles
**Contrôle microbiologique des environnements bâtis intérieurs** Ce front de recherche adopte une approche multidisciplinaire combinant épidémiologie environnementale, microbiologie de l'air et technologies émergentes. Les méthodes dominantes incluent les revues rapides de preuves, l'analyse de la diversité fongique aéroportée, et l'application de l'intelligence artificielle pour l'identification des bioaérosols. L'approche intègre également l'étude de cas spécifiques (bibliothèques) pour comprendre les mécanismes de contamination. Les résultats récents révèlent l'importance critique des défaillances HVAC dans la prolifération microbienne, avec une attention particulière aux communautés fongiques aéroportées et leurs impacts sanitaires. L'émergence de l'IA en aéromycologie offre de nouvelles perspectives pour la surveillance et l'identification rapide des contaminants. Les études documentent les liens directs entre conception architecturale, maintenance des systèmes de ventilation et exposition aux microorganismes pathogènes. Ce front se distingue par son approche holistique intégrant santé publique, ingénierie du bâtiment et innovations technologiques. Contrairement aux approches traditionnelles focalisées sur la ventilation mécanique, cette recherche examine les interactions complexes entre environnement bâti, écosystèmes microbiens et interventions de remédiation, positionnant l'IA comme outil diagnostique émergent.

Articles principaux

[1]
Exposure Risks from Microbiological Hazards in Buildings and Their Control—A Rapid Review of the Evidence ★ 🔓
Alan Beswick, Brian Crook, Becky Gosling, Claire Bailey, Iwona Rosa et al. — Atmosphere (2025) 1 cit.
[2]
Airborne Fungal Communities: Diversity, Health Impacts, and Potential AI Applications in Aeromycology ★ 🔓
Divjot Kour, Sofia Sharief Khan, Meenakshi Gusain, Akshara Bassi, Tanvir Kaur et al. — Aerobiology (2025) 0 cit.
[3]
Drenched Pages: A Primer on Wet Books ★ 🔓
Islam El Jaddaoui, Kayo Denda, Hassan Ghazal, Joan W. Bennett — Biology (2025) 0 cit.